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Reportagelogo
février
En visite chez: Jean-Louis Martignier, maître boucher de Vallorbe
Amour, amour, quand tu nous tiens...

C’est une véritable ambiance prénuptiale qui règne dans la boucherie de la Grand’Rue à Vallorbe. Jean-Louis Martignier, maître boucher, a désormais surnommé son rôti surprise "rôti Marilyn" du nom de sa future belle-fille. Ecoutons son fils Glenn, lui aussi boucher de métier, faire part aux lectrices et aux lecteurs de "bon appétit" de ses réflexions sur la Saint-Valentin et l’amour.
Le coup de foudre.
"C’est un ami du service militaire, le cousin de Marilyn, qui un samedi soir m’a présenté ma future femme. Entre nous, le courant a immédiatement passé. Bref, c’était le coup de foudre. Jamais je n’ai autant aspiré à mes week-ends de liberté que durant les semaines qui ont suivi."

L’amour passe aussi par l’estomac.
"Il y a sans doute du vrai dans ce dicton. Lors de notre première rencontre, je ne m’intéressais pourtant absolument pas à ce qu’on allait manger. Tous deux nous partageons cependant un fol
enthousiasme pour la cuisine et nous réjouissons de nous concocter mutuellement de bons petits dîners. Marilyn apprécie particulièrement l’émincé à la Martignier."

L’amour a plusieurs faces.
"Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, je préparerai pour Marilyn un dîner romantique qui sera servi à la lueur des chandelles. Mon menu consistera en des plats relevés. Je pourrai m’imaginer
un émincé au curry et aux fruits. Je lui offrirai également des roses orange ou rouges."

L’amour rend aveugle.
"Je ne suis pas de cet avis. Bien au contraire, l’amour m’ouvre les yeux sur toutes les belles choses de la vie. Je ne suis pas davantage d’accord avec le fait que trop saler un mets est une preuve d’amour. Même moi qui suis follement amoureux, je ne mets pas trop de sel dans mes saucisses."

D’amour et d’eau fraîche.
"Bien que le proverbe dise que les amoureux vivent d’amour et d’eau fraîche, notre repas de noces sera différent. J’ignore encore en quoi il consistera. Peut-être un chateaubriand garni de haricots verts? Nous nous marierons à Troistorrens, petit village valaisan d’où Marilyn est originaire. Nous échangerons notre consentement mutuel dans une chapelle romantique nichée dans les bois et entourée de montagnes."


Tiré du site www.qualiteduboucher.ch
Paru au mois de février 2000 dans la revue "bon appétit"


09.11.2002 | contact